Between the books

11 mai 2012

Challenge mythologie du monde.

Je me suis inscrite au challenge "Mythologie du monde" sur le blog du Cottage de Myrtille. L'objectif est de lire un maximum d'ouvrages à propos des mythes et des légendes depuis l'Antiquité jusqu'à nos jours ainsi que des réécritures de ces mythes. J'ai fais le choix de la catégorie "Shéhérazade": 6 livres à lire. La durée étant illimitée, j'ai tout mon temps et cela reste à ma portée.

Je me suis très enthousiasmée par ce challenge qui va me pousser à replonger mon nez dans les romans jeunesses (en particulier Percy Jackson) et dans les mythes antiques: l'Enéide de Virgile, Métamorphoses d'Ovide etc...

Deux articles antérieurs sont déjà concernés par ce challenge: 

Percy Jackson 1, Le voleur de foudre
Percy Jackson 2, La mer des monstres

 N'hésitez pas à cliquer sur le logo pour vous rendre au Cottage de Myrtille pour vous inscrire à votre tour!

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09 mai 2012

Voltaire mène l'enquête chez les libertins de tous bords.

boudoirIl n'y a pas à proprement parler de librairie là où j'habite. Alors dès que je peux aller chez ma libraire préférée à Vernon, j'y cours, vole et me venge de ces semaines de frustration! De ma dernière excursion, j'ai rapporté dans mes valises Voltaire mène l'enquête: Meurtre dans le boudoir de Fréderic Lenormand. Ce qui m'a attiré? La couverture légèrement grivoise et le siècle des Lumières!

Le roman se situe au XVIIIe siècle alors que Voltaire tente de faire publier ses Lettres philosophiques anglaises malgré la censure. Notre philosophe grognon et hypocondriaque se trouve mêlé à son corps défendant à une série de meurtres surprenants. En effet, le tueur frappe dans les lieux libertins et semble suivre l'intrigue d'un livre licencieux.

L'intrigue du roman s'appuie sur la correspondance de Voltaire et sur d'autres écrits de l'époque qui sont cités en fin d'ouvrage. Mais il faut bien l'avouer, l'intrigue policière n'est pas vraiment au centre du roman et ce n'est pas ce qui en fait le sel: elle met longtemps à se mettre en place et est vite expédiée. Certains liens se font tardivement et peu clairement d'ailleurs.

Cependant l'auteur nous entraîne dans un roman léger et sautillant, plein d'ironie et d'humour ... très voltairien. Voltaire, le célèbre philosophe, est ici un vieil hibou, avare et pédant, accompagné de la délicieuse Emilie du Châtelet. Ce couple découvre un tout autre libertinage que celui de la pensée voltairienne et l'on se demande bien quel est le plus savoureux des loukoums dégustés sur un corps nu ou des contes orientaux philosophiques.

A dévorer sans complexe comme une sucrerie.

 Ma note: 16/20

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05 mai 2012

Toutes les excuses sont bonnes pour scraper!

Voici deux cartes montées récemment.

La première est une carte de naissance. J'ai voulu tester un tampon stampin'up pour le fond. La photo ne rend pas bien compte de l'effet relief et brillant. Le résultat n'est pas ce que j'attendais mais je n'en suis pas mécontente. Je pense qu'il manque un peu de couleur dans le bas de la carte mais il semble que la carte ait quand même fait plaisir.

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La deuxième carte est destinée à mes amis - de grands malades! - qui m'ont offert deux lots d'encre stampin'up et trois lots de tampons. Oui, oui, tant que ça! Comme quoi, ça valait le coup de fabriquer des portes-noms! Encore mille mercis les amis!! J'espère qu'isl m'excuseront d'avoir utilisé le papier qu'ils avaient laissé chez moi. Il était magnifique. J'ai bien sûr utilisé le matériel qu'il m'avait offert.

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Alors, vous en pensez quoi?

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18 avril 2012

Titus Flaminius Tome 2 La gladiatrice: déception...

couv56812568Je poursuis mes lectures jeunesse dans le monde de l'Antiquité avec Titus Flaminius Tome 2: la gladiatrice de Jean-François Nahmias. Souvenez-vous, je n'avais pas tari d'éloges à propos du premier tome La Fontaine aux Vestales. J'avais été emportée par l'intrigue et par la qualité des informations. 

Quatrième de couverture: Rome, 58 av. J-C. Une femme rousse habillée en gladiatrice sème la terreur en commettant une série de meurtres. Titus Flaminius, jeune patricien qui a décidé de vouer sa vie à la justice, se met à la poursuite de ce mystérieux assassin. Ses recherches le conduisent à Pompéi, où il décide de se faire lui-même gladiateur afin d'infiltrer les coulisses des jeux du cirque... Titus découvre alors l'univers de "ceux qui vont mourir", où règnent à la fois une cruauté impitoyable et une bouleversante fraternité.

Après un si vif enthousiasme, plus cruelle fut la déception. Le tome 2 est loin de valoir le premier tome. Bien plus que les insignifiantes inexactitudes historiques, ce qui m'a déçue ce sont les faiblesses du scénario et le personnage même de Titus Flaminius. Au cours d'un entraînement, Titus perd soudain la mémoire. Il devient alors totalement Flamma, le gladiateur. Il séduit une gladiatrice qui lui fait une révélation importante sur son passé et sur ses raisons d'être la méchante de l'histoire. Puis, Flamma redevient Flaminius et en retrouvant la mémoire, il oublie les révélations de la gladiatrice. Non seulement, j'ai trouvé que l'épisode de l'amnésie n'était pas bien mené mais son intérêt est totalement annulé par sa deuxième amnésie. C'était justement la révélation de la gladiatrice qui permettait de la comprendre et de lui apporter une profondeur psychologique. Titus Flaminius passe alors pour un séducteur sans scrupule qui se moque bien de la véritable personnalité de sa partenaire. Il exploite ses sentiments mais ne cherche pas à savoir qui elle est vraiment. L'oubli du secret est donc bien facile et lui permet de n'avoir aucun remord. Alors que justement, s'il avait hésité, s'il y avait eu dilemme, là le personnage aurait gagné en épaisseur. Il est vrai que c'est un patricien romain et elle une esclave gladiatrice. Il y a donc une certaine logique dans le dédain de Titus. Cependant, cela ne le rend pas forcément agréable.

A savoir

Dans le roman, Titus Flaminius combat en tant qu'andabate, c'est-à-dire en tant que combattant aveuglé par un casque fermé. Ce type de gladiateur est rarement attesté ce qui ne signifie évidemment pas qu'il n'existait pas. Il est généralement identifié comme combattant les yeux bandés mais rien de précis ne peut être affirmé à son sujet. 

Dans le récit, Messor combat en tant que Thrace. Il doit affronter dans l'arène le secutor Troius. Il me semble que le Thrace est plus généralement opposé au mirmillon ou à l'hoplomaque voire à un autre Thrace. Quant au secutor, il est plus souvent opposé au rétiaire.

La gladiature est souvent présentée comme violente et les combats ont la réputation d'être de véritables boucheries. D'après de récentes études des documents pompéiens, il semblerait que la grâce du vaincu soit plutôt la norme dans 90% des cas. En effet, la formation d'un gladiateur coûtait cher ainsi que sa mise à mort puisque le munerator ou l'editor devait dédommager le laniste. Mais il est bien vrai que le métier de gladiateur comportait des risques. Dans le roman, le geste de la mise à mort est le célèbre pouce vers le bas (pollice verso). Il semble aujourd'hui établi que ce geste est inexact. Il semblerait plutôt que le pouce ou les doigts de la main aient été tendus vers le gladiateur pour signifier la mort et que le poing ait été fermé pour signifier la vie.

N.B. Un gladiateur du nom de Flamma a bien existé. Il était secutor.

(sources: Gladiateurs. Des sources à l'expérimentation. Eric Teyssier et Brice Lopez.)

Ma note: 13/20

 Lecture qui entre dans le cadre du challenge "Au coeur de la Rome Antique"

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Posté par ahes à 18:44 - - Commentaires [0] - Rétroliens [0]
15 avril 2012

Dans les kiosques...

Un petit tour à la Maison de la Presse, et je suis ressortie avec deux objets dont il fallait absolument que je vous parle.

clésEn tout premier, le magazine Clés. Ce bi-mensuel aux couvertures attractives par leur couleur et leur simplicité propose des articles philosophie, culture, sociologie, psychologie, science, humour. Ces articles plutôt denses sont servis par une mise en page très claire où les illustrations sont choisis avec soin. Cependant, on ne dévore pas cette revue comme le premier magazine féminin venu. Il faut du temps, du calme et beaucoup d'attention. Evidemment, le magazine n'échappe pas à la publicité qui vise un public plutôt féminin mais cela permet sans doute d'offrir pour un prix raisonnable un magazine complet et de si belle apparence.

 

 

muzeEn deuxième, Muze. Ce mensuel culturel destiné aux jeunes femmes (15-25 ans environ) avait disparu des rayons. Pourtant, il s'agissait d'un magazine indispensable qui se trouvait entre les futiles Biba, Cosmo et Cie et Le Magazine Littéraire souvent trop inaccessible. Quelle ne fut pas ma surprise de retomber sur ce titre au détour de mes errances. Évidemment, j'arrive après la bataille puisque voilà un an que Muze existe à nouveau...

Devenu trimestriel, Muze a aussi changé de format de publication. Il entre dans la nouvelle génération du "Mook", entre magazine et book et devient par la même occasion un élégant objet. Un graphisme splendide, 176 pages au contenu fouillé et varié, et sans publicité. Les articles de société sont accessibles, intéressants sans être intellos. En découvrant cette revue, on a l'impression d'entrer dans un univers à la fois féminin, glamour sans être vain. Ce trimestre-ci sont à l'honneur la gastronomie, les banlieues et le Portugal. On y trouve même un espace d'écriture consacré cette fois à la poésie.

Pour les écrivains dans l'âme, Muze publie vos oeuvres (nouvelles et poésie) dans le magazine ainsi que vos critiques culturelles sur son blog: http://blog.muze.fr/. Son prix, 15 €, les vaut bien, si on compte 5€ par mois (le prix d'un mensuel ordinaire). Alors ne boudez pas votre plaisir et sautez sur ce Mook!

 

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11 avril 2012

scrap-naissance: une carte pour un petit (hi)bout.

J'ai réalisé ma première carte de naissance pour un petit bout de chou toulousain. J'ai fait ça avec les moyens du bord parce que je n'ai pas tout le matériel de ma mère. Comme c'était un petit garçon, j'ai opté pour le bleu mais j'ai essayé de donner un peu de punch avec des rayures colorées. 

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Dos de la carte.

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Alors, vous en pensez quoi?

 

Posté par ahes à 23:02 - - Commentaires [4] - Rétroliens [0]
07 avril 2012

Montmorillon, cité de l'écrit et des métiers du livre: résultat des courses

leschantsdemaldoror1J'ai profité du beau temps de ce samedi pour aller faire un tour à Montmorillon. Cette cité médiévale restaurée accueille des libraires et des artisans d'art dont le point communs (dans l'ensemble) est le livre. 

C'est une charmante cité traversée par la Vienne. Malheureusement, il y avait peu de monde et elle n'était pas très animée. Demain, elle le sera sûrement plus puisqu'elle accueille un grand marché du livre ancien.

J'ai fait une halte à la boutique "Les chants de Maldoror" spécialisée dans la S.F, la fantasy, le fantastique et le merveilleux. Sur les conseils avisés du propriétaire, je suis repartie avec:

- Night Océan et autres nouvelles de H.P. Lovecraft

- Dune de Frank Herbert

- Les Robots d'Isaac Asimov

- Cristal qui songe de Théodore Sturgeon

et j'ai ajouté à cela L'Homme invisible de H.G. Wells

Ces romans m'ont été conseillés pour une sorte d'initiation à la S.F, domaine littéraire que je ne connais absolument pas, non pas parce que, comme a pensé le libraire, je considère cela comme de la sous-littérature mais justement parce que je pense c'est trop difficile d'accès pour moi. Néanmoins, seule l'expérience de la lecture pourra me dire si j'aime ce genre ou non.

Et vous que pensez-vous de ces choix?

En quittant les lieux, je suis entrée chez "Livres à vous" et me suis procurée une affiche scolaire Rossignol sur les Romains. 15 euros l'affiche. Je ne pense pas avoir pu l'avoir moins cher à part dans des vide-greniers... D'ailleurs, les prix affichés dans les librairies/bouquineries sont assez élevés par rapport à ce qu'on peut trouver sur le net en occasion. Mais je considère que j'ai au moins payé le conseil de lecture d'un spécialiste très attentif à sa clientèle et puis je participe à la survie de ce genre de commerces indispensables.

Posté par ahes à 19:48 - - Commentaires [5] - Rétroliens [0]
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Le carte en scrap pour dire merci.

Il y a peu, par la force des choses, je me suis remise aux créations en papier. La rencontre avec une fille passionnée et passionnante (Marine sur Session-scrap) et la découverte des merveilles que recèle la scraproom de ma mère m'ont redonné le goût du scrapbooking et des autres joyeusetés en papier.

Pour remercier les bonnes âmes qui m'ont rendu visite ou qui m'ont offert de supers petits cadeaux pendant ma convalescence, j'ai créé trois petites cartes de remerciement sur le même sketch. Tout le matériel et les papiers m'ont généreusement été fournis par ma mère - qui décidément devrait tenir un blog pour montrer à la blogosphère de quoi elle est capable! - et le reste, avec toute l'humilité qui me caractérise, a été réalisé par mes mimines.

Carte 1 (Recto-verso)

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Carte 2 (Recto-verso)

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Carte 3 (Recto-verso)

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Vous pardonnerez le support sur lequel ont été posées les cartes. Ce n'est pas du meilleur effet. Promis, la prochaine fois, je ferai mieux.

N'hésitez pas à me dire ce que vous en pensez!

Posté par ahes à 19:29 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
04 avril 2012

Bifteck de Martin Provost et autre nourriture de l'esprit.

Si je suis absente du blog depuis un mois environ, c'est véritablement "à l'insu de mon plein gré". Soucis de santé obligent. Bref, quand on est cloîtrée dans une chambre d'hôpital et reveillée dès 6h du mat' pour les prises de sang et la toilette de la (très) vieille dame alitée juste à côté, il n'y a pas 36 refuges pour son esprit. Par chance, j'avais emporté, pour mes vacances, une pile de livres à lire. Par malchance cependant, la plupart ne respiraient pas la joie de vivre. Sur ma table de nuit, il y avait:

- Huis clos et Les mouches de Sartre: la notion de destin, de liberté, tout ça..

- Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand: les amours contrariées d'un homme complexé.

sans-titreHeureusement, une âme généreuse (la maman de Ms. Goliath) m'a apporté Bifteck de Martin Provost, prix des lectrices Terrafemina. Ce très court roman met en scène un jeune boucher breton, André, qui fait "chanter la chair" des femmes qui font la queue devant la boutique. Un matin, il découvre sur le seuil sept bébés. Maintenant père, André s'embarque sur les mers avec ses bambins pour échapper à l'époux d'une de ses clientes. Les aventures ne font que commencer.

Léger, ce roman se lit en quelques heures. Sur le mode de la fable et du conte, l'auteur nous entraîne dans une histoire complètement loufoque où il est question de viandes, de chairs roses et rebondies. L'épilogue est en soi une légende étiologique presque autonome et sympathique. Par contre, la fin du récit est un peu obscure, trop décalée. Je suis passée à côté.

Le plaisir de la lecture et de la plume de l'auteur persiste cependant. Un petit moment savoureux.

Posté par ahes à 19:12 - - Commentaires [2] - Rétroliens [0]
31 mars 2012

Mission mariage (non, pas le mien...)

Un jour, une amie a débarqué chez moi pour m'annoncer son mariage et surtout pour me confier une mission d'envergure: réaliser les porte-noms de ses invités et les supports pour les menus. Contraintes:

La couleur: rose et gris; le thème: la littérature; le genre: distingué mais pas coincé.

Avec ça, je n'en menais pas large. J'ai mis plus de six mois à trouver une idée. Au final, j'ai créé des albums photos miniatures pour les porte-noms et les menus furent fabriqués rapidement avec l'aide de la mariée. Le mini-album est une libre interprétation d'un montage trouvé dans Moments Srapbooking (numéro inconnu, je n'ai que la photocopie des deux pages concernées).

Voici quelques clichés maintenant que le mariage est passé (depuis bien longtemps!).

Le porte-nom (fermé et ouvert):

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Le support pour le menu:

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Le support pour le placement des invités (fabriqué en une soirée avec le couple et achevé par la mariée.):

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Alors, vous en pensez quoi?

Et pour conclure, VIVE LES MARIES!

 

Posté par ahes à 19:51 - - Commentaires [1] - Rétroliens [0]