09 février 2010
"Et j'vis toujours des soirées parisiennes"
Lors de mon passage à Paris, j'ai voulu profiter des soirées parisiennes. Nous voilà partis en direction du Café Oz de Chatelet pour nous y mettre la tête à l'envers. Mais qui dit Paris, dit foule. Je dirais même plus: Paris EST la foule! Et on ne prétendra pas le contraire au Café Oz. La file d'attente commence dehors et à notre arrivée vers minuit, les vestiaires étaient fermés. On imagine l'intérieur.... bondé! Des filles et des garçons s'agitent sur des estrades et on pénètrent dans la salle en jouant des coudes.
Pour ce qui est des estrades (ou podium), j'ai toujours l'impression qu'il s'agit d'un étalage de marchandises. Chacun danse seul, face à la piste; peu d'interaction donc avec les autres danseurs et la seule volonté d'être vu. Enfin, moi ce que j'en dis...
Le son est vraiment très bon et éclectique (house, pop, rock, R'N'B...) et l'ambiance est chaude: on transpire, on danse sur les tables et les langues s'emmêlent. La danse est peu facilitée par la foule. Mais est-on en boîte pour danser? Je vous le demande! Si on cherche le contact, le corps à corps avec un étranger, on a trouvé le bon endroit. On se touche, on se bouscule, on est collé par des inconnus peu séduisants. Une boîte quoi!
Le bar est difficilement accessible et il est encore plus dur d'y rester. C'est comme lutter contre les vagues de l'océan déchaîné. Sitôt échoué, sitôt emporté. Pour ce qui est du prix des consos, je ne suis pas en mesure d'en parler. Une boisson était comprise dans les 10 euros du ticket d'entrée. Elle m'a suffit. Le prix du sésame est, comme vous pouvez le constater, fort abordable pour une une nuit parisienne.
A 4h du matin, heure de la fermeture de ce lieu de débauche, heure à laquelle nos pieds hurlent pour quitter leur étroite et douloureuse prison, il est temps de rentrer s'écrouler dans un lit douillet. Pour cela, à deux pas, le carrefour est desservi par des lignes de noctambus. Le pied!
Adresse: Café Oz 18 rue Saint Denis 75001 Paris http://www.cafe-oz.com/cafe-2.html
08 février 2010
Sherlock Holmes, le film? Elémentaire, mon cher Watson!
Vacances, signifie pour moi possibilité "d'activités extra-scolaires". J'ai donc profité de mon premier week-end d'oisiveté pour "monter" à Paris et enfin pouvoir me faire un ciné en V.O. Je ne voulais pas voir un film trop sérieux comme Invictus ni voir un film français parce que, dans ce cas là, on profite difficilement de la V.O. Elémentaire!
En compagnie de mon amie parisienne, nous voilà parties, bras dessus bras dessous, pour Sherlock Holmes de Guy Ritchie, d'après les personnages de Sir Arthur Conan Doyle et avec Robert Downey Jr et Jude Law.
Sherlock Holmes au cinéma, ça raconte quoi? Tout simplement la traque d'une tueur diabolique qui reviendrait d'entre les morts et pratiquerait la magie noire, le glacial Lord Blackwood. Il est donc question de meurtres rituels, et de sectes secrètes. Sherlock Holmes et son fidèle ami, le Dr Watson mènent l'enquête.
C'est un film vraiment plaisant tant par la manière de filmer que dans le scénario. Je préviens tout de suite les fans du peu truculent Sherlock Holmes, misanthrope patenté et drogué à ses heures que ce n'est pas celui-là que vous trouverez à l'écran. Point de loupes, point de casquette mais plutôt un champion de boxe à l'humour so british! (et sexy à ses heures). Sherlock Holmes est ici complètement dérangé, un poil dangereux pour ses proches (et son chien). Le Dr Watson, quant à lui, n'est pas le personnage fade que l'on a pu connaître. Ironique et frais, il est un homme d'action surprenant. Le duo fonctionne à merveille. L'intrigue se tient mais est un peu simple. Toutefois, l'ensemble se laisse regarder avec plaisir et mêle action, suspens et humour.
La force de ce film, en dehors de ces personnages inattendus et barrés, c'est la réalisation. L'usage des ralentis est maîtrisé et original. Les images de synthèse sont impressionnantes et certains panoramas à couper le souffle. J'ai particulièrement apprécié le traitement des couleurs qui fait de ce film une sorte B.D sur écran. L'ensemble est nerveux, vif et entraîné par un B.O vraiment sympa.
En bref, un excellent divertissement! Voici mon humble avis sur ce film. Il faut aussi tenir compte du fait que je suis un public très facile en matière de film spectacle.
Ma note: 16/20
30 janvier 2010
Scrap-anniversaire
Je n'ai, en ce moment, le temps de rien, et je n'ai pas grand chose à dire. Mais je prends du temps pour faire plaisir à mes amis. Voici en quelques images, ma dernière création scrapée:
25 janvier 2010
La clé de Cathy n'est pas celle de l'énigme...
Comme promis, j'ai acheté et lu le tome 2 des aventures de Cathy au pays des immortels, j'ai nommé Cathy's key. Rien de nouveau en ce qui concerne la prose et l'intrigue.
Peut-être ai-je été un peu agacée par cette héroïne dont tous les trentenaires riches tombent amoureux sans raison particulière. Chaque homme croisé tombe sous son charme. Incroyable! Quand sa meilleure amie parle de "Cathy's show", on comprends très bien ce qu'elle veut dire. Mais comme une héroïne sans amie dévouée n'est pas une héroïne de littérature jeunesse, Emma (la meilleure amie, tellement plus intelligente au passage) ne lui en veut pas longtemps.
Comme je suis prof de français, je me suis dit que l'influence du livre sur les élèves ne seraient pas forcément bonne. Retranscrire les SMS en langage texto c'est plus vraisemblable, c'est vrai. Mais maintenant quand on va dire en classe que le langage texto n'est pas un langage écrit correct, ils seraient bien capables, les petits malins, de nous rétorquer qu'on en trouve dans un vrai livre. Je les connais les fourbes!
En ce qui concerne l'interactivité, il y a beaucoup moins de numéros de
téléphone. Mais on peut envoyer des mails à certaines adresses et recevoir un mail de Victor, l'amoureux de Cathy. Alors quand il signe "je t'aime. V.", on se dit qu'on va garder préciseusement le mail puisque c'est la seule déclaration d'amour qu'on a reçu depuis bien longtemps. Désespérée, moi? Mais pas du tout!!
J'ai trouvé les preuves moins pertinentes que dans le premier tome. Elles préparent sans doute au troisième tome (oui, oui, il y a une suite!! Cathys'ring à paraître). En tout cas, elles sont moins interactives et bon nombres de documents permettent seulement de faire des hypothèses sur le passé de certains personnages, hypothèses que j'aurais sans doute oubliées d'ici la sortie du prochain tome.
Sinon graphiquement, aucun reproche à faire. C'est toujours aussi girly et fun de lire les commentaires dans les marges.
Je suis toujours convaincue par le concept, mais il va falloir mettre le paquet dans la suite pour me surprendre. Ma note: 5,5/10
Dites, "j'ai un truc à vous dire"....
On n'a pas forcément besoin d'être une blogeuse influente pour faire naître la vocation. La preuve, avec mes pauvres 11 visiteurs par jour, me voilà marraine d'un nouveau-né tout mignon et fort prometteur. Attention talent à l'oeuvre!
"J'ai un truc à vous dire" est un blog frais et coloré à la prose percutante. Vous y trouverez des critiques de livres, des considérations bien senties sur la vie en générale. Il est appelé à se développer et à connaître le succès qu'il mérite. Allez y faire un tour!! http://jaiuntrucavousdire.over-blog.com/, vous n'avez plus qu'à cliquer!
photo: www.smocfoot.net
18 janvier 2010
Sur les traces d'Arthur... à la BNF
Je vous avais déjà parlé de l'exposition "La légende du roi Arthur" à la BNF, de son site internet et du livre. J'ai donc profité d'un bref séjour à Paris pour aller visiter en vrai l'exposition en compagnie de Ms. Goliath à la bibliothèque François Mitterrand. Il faut s'attendre à voir de vieux livres sous des vitrines parce que l'exposition rassemble de nombreux manuscrits retraçant les aventures des chevaliers de la Table Ronde.
L'exposition s'ouvre sur des extraits de films sur les personnages du cycle arthurien. On y voit donc un épisode de Kaamelot, un extrait de Merlin l'enchanteur de Disney, un extrait du célèbre Indiana Jones et la dernière croisade, un extrait de Perceval le Gallois de Rohmer (film pour le moins étrange mais dont j'avais pu déjà voir un extrait en cours de littérature médiévale), un extrait d'Excalibur (je crois) et surtout et immanquablement un extrait ultra connu de Sacré Graal des Monty Python: "What is your name? (...) What is your quest? (...) What is your favorite colour?".
Une suite de panneaux en tissu nous raconte ensuite les différentes étapes du cycle arthurien et nous entraîne dans une sorte de labyrinthe. Les manuscrits nous révèlent leurs splendides enluminures. Des extraits sonores rythment la visite. La visite se fait ensuite thématique et nous fait entrer dans un univers plus magiques. Les panneaux de tissus représentent alors, dans une atmosphère bleutée et sombre, la forêt magique. Le preux roi Arthur, Merlin le prophète, les chevaliers errants, fées et merveilles, l'amour courtois, Tristan et Iseult, la quête du Graal sont autant de thématiques qui nous entraînent dans l'univers envoûtant des preux chevaliers de la Table Ronde. La salle sur le Graal présente quelques coupes. Au détour d'un couloir, le visiteur tombe sur un rocher dans lequel est plantée une épée. Le tout est donc visuellement impressionnant.
Nous avons parcouru les dernières salles assez rapidement, pressées par le temps. On y découvrait la descendance du cycle dans la littérature. La dernière salle permet au visiteur de voir la diffusion du mythe dans la littérature jeunesse, dans la bande-dessinée et dans les jeux vidéo, montrant son enracinement dans l'imaginaire collectif.
J'attendais beaucoup de cette exposition et elle ne m'a pas déçue. Je m'y suis sentie cultivée (eh oui, les cours de littérature médiévale ça aide...) et émerveillée. L'exposition réussit l'alliance de l'érudition et de l'accessibilité. D'ailleurs certaines étapes sont en braille, mais sans doute trop peu pour un non-voyant. Les enfants ont aussi leur propre parcours avec un questionnaire ludique.
En tarif réduit, l'exposition est à 5€ mais se termine le 24 janvier. Filez-y vite!!!
14 janvier 2010
Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur. (Horace dans Epîtres)
Il y a des journées où tout semble merveilleux, où le simple fait de se lever est agréable, où la fraîcheur du jour nous fait frissonner délicatement, où la couleur du ciel du matin nous apparaît si magnifique que l'on s'étonne de ne s'en être jamais aperçu. Il y a des jours où on ne voit plus les difficultés et où une fois la porte refermée, on ne se rappelle que les bons moments, les sourires, les voix des personnes que l'on aime... Il y a des jours où un sourire se glisse comme malgré nous, où le coeur bat différemment.
Ce fut une journée comme ça pour moi aujourd'hui. Un jour magique comme on ne les attend pas. Un élève enthousiaste qui, après avoir lu et vu Le Bourgeois Gentilhomme, veut le partager avec vous, comme si vous étiez la seule personne au monde à pouvoir comprendre ce plaisir intense qu'il a ressenti. Ce sourire qui se dessine sur le visage d'élèves qui ont vu une pépite dans vos propos. Des élèves qui rient avec vous. Une collègue qui partage avec vous ses doutes et cherche à vos côté du réconfort. Une autre qui vous remercie de votre brillante idée jetée en l'air. La perspective de bouger librement et d'aller où bon vous semble si vous le vouliez. Un volant qui glisse sous vos doigts. Une discussion dans la moiteur d'une salle de bain, comme avant. Une musique en boucle, comme la B.O. de votre journée. La joie de se voir bientôt auprès d'une amie. Une sorte de frénésie, d'enthousiasme incontrôlable enfin.
Je remercie tous ceux qui ont fait de cette journée un jour heureux, un jour où l'on pense toucher le bonheur du doigts.
Photo: Flickr de cerroazulver retouchée avec Rollip
13 janvier 2010
Secret story...between the books
Photo: sur Flickr by TheAlieness GiselaGiardino
J'ai été taguée par Ms. Goliath, la fourbe, pour que je révèle 7 secrets. Je pourrais bien les inventer, trouver des idées farfelues mais j'ai pensé qu'opter pour la vérité était encore plus farfelue, et quand vous saurez mes secrets, vous me trouverez sans doute encore plus dingue...
Secret 1: Je dors encore avec mes nounours. Je sais, ce n'est pas glamour du tout. Ils sont laids, ils ne ressemblent plus à rien, n'ont même plus leur texture toute douce, mais je les aime d'amour. Leur odeur est encore la seule qui me calme lors de mes crises d'angoisse, et les serrer dans mes bras le soir avant de dormir me fait oublier un instant que mon lit est vide. Bref, ce sont mes compagnons de toute une vie. Et gare à qui les maltraite!!
Secret 2: Petite, je rêvais d'être Indiana Jones ou plutôt Lara Croft; bref une aventurière archéologue, sexy, avec des flingues. Ou parfois je voulais être sainte... allez comprendre.
Secret 3: J'aime les téléfilms tout pourris de M6. Je peux passer toute mon après-midi à me gaver de ces histoires à deux sous. Cette passion est née lorsque j'étais en prépa et que grandissait en moi le besoin de débrancher mon cerveau. Alors maintenant quand je sens que je tombe dans l'usage abusif de mes neurones, je me mets devant ces téléfilms et je me porte mieux.
Secret 4: J'adore mes élèves. Ils m'énervent, me fatiguent, me
désespèrent, me font enrager, me tuent à petit feu, mais ils me font craquer. Souvent, je me retiens de rire devant leurs questions absurdes, leurs comportements d'ados clichés, leurs messes-basses qu'ils pensent que je n'entends pas... Ah mes petits ados, qu'est-ce que je les aime! (photo de Doisneau)
Secret 5: J'ai peur de regarder un DVD toute seule. C'est bizarre hein? Dès qu'on me prête un DVD ou qu'on m'en offre un, une angoisse sourde monte en moi... Je vais devoir le regarder seule. Pour moi, un film ça se partage, ça se commente; mais seule, je me sens encore plus seule.
Secret 6: Je prends plaisir à faire du latin et du grec. Encore heureux puisque c'est mon métier. Mais le plaisir que je prends à le faire est quasiment physique, jouissif. Au point que je suis en manque parce que cela fait à peu près 6 mois que je n'ai pas pratiqué.
Secret 7: Je suis une handicapée de la technologie. J'arrive à faire planter un sèche-cheveux! Heureusement, mon ordinateur est gentil avec moi et ne me fait des crises que très rarement. Aussi ai-je limité au maximum les appareils éléctroniques chez moi. Seule ma wii y a échappée...
A mon tour, je tague Keslyar, Nandini, A2line
11 janvier 2010
Un bond dans le temps
Artemis Fowl 6: Le Paradoxe du temps
La série d'Eoin Colfer raconte les aventures du jeune génie du crime, Artemis Fowl et d'Holly Short, agent des FAR (Forces Armées de Régulation des fées).
J'ai commencé cette série il y a quelques années, au temps où je dévorais la littérature jeunesse. Le récit est facile à lire, captivant, drôle et surprenant.
Synopsis: La mère d'Artémis est atteinte d'une grave maladie magique. Pour la sauver il doit retourner dans le passé sauver le dernier lémurien qu'il avait vendu aux extinctionnistes.
L'histoire du Paradoxe du temps est encore plus alambiquée que de coutume et la méchante encore plus démoniaque. Ce fut donc un véritable plaisir que de me plonger dans cet univers. Cependant ma "maturité littéraire" m'a empêchée d'en prendre autant qu'avant. Les tribulations d'un adolescent qui n'est plus aussi méchant qu'avant m'ont peut-être moins intéressée, éloignée que je suis des préoccupations de cette période de la jeunesse. Ou peut-être tout simplement que la littérature jeunesse n'est plus de mon âge. J'aurais donc perdu mon âme d'enfant... Triste conclusion!
J'ai appris récemment que la frise constituée de symboles "gnomiques" qui courrent en bas des pages des romans, serait à traduire. Le code se trouve dans Le Dossier Artemis Fowl ou sur le site officiel http://www.artemisfowl.com/.
Ma note: 5/10 mais je vous le conseille quand même!
09 janvier 2010
Ma coiffeuse est mon amie
Toujours à la quête de la vraie fille qui est en moi, et comme on commençait déjà à voir mes racines, j'ai pris rendez-vous chez le coiffeur. Je vais dans un salon où je me sens chez moi, presque en famille, un salon de la marque "Eric Stipa". En ce moment, il propose une nouvelle coupe et une nouvelle sorte de mèches: la coupe Milla avec "Graph".
J'ai décidé de tout essayer. Et je suis super contente du résultat. Parce qu'en plus de taper agréablement la causette avec une de mes coiffeuses habituelles, j'ai une nouvelle tête. J'attends quand même de voir ce que ça va donner après mon shampoing, parce que quand on sort d'un salon, c'est bien connu, on est magnifique. Quelques jours plus tard, c'est une autre affaire. Je me sens un peu plus belle que d'habitude, mais pas autant que le mannequin, cela va sans dire.




