Bifteck de Martin Provost et autre nourriture de l'esprit.
Si je suis absente du blog depuis un mois environ, c'est véritablement "à l'insu de mon plein gré". Soucis de santé obligent. Bref, quand on est cloîtrée dans une chambre d'hôpital et reveillée dès 6h du mat' pour les prises de sang et la toilette de la (très) vieille dame alitée juste à côté, il n'y a pas 36 refuges pour son esprit. Par chance, j'avais emporté, pour mes vacances, une pile de livres à lire. Par malchance cependant, la plupart ne respiraient pas la joie de vivre. Sur ma table de nuit, il y avait:
- Huis clos et Les mouches de Sartre: la notion de destin, de liberté, tout ça..
- Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand: les amours contrariées d'un homme complexé.
Heureusement, une âme généreuse (la maman de Ms. Goliath) m'a apporté Bifteck de Martin Provost, prix des lectrices Terrafemina. Ce très court roman met en scène un jeune boucher breton, André, qui fait "chanter la chair" des femmes qui font la queue devant la boutique. Un matin, il découvre sur le seuil sept bébés. Maintenant père, André s'embarque sur les mers avec ses bambins pour échapper à l'époux d'une de ses clientes. Les aventures ne font que commencer.
Léger, ce roman se lit en quelques heures. Sur le mode de la fable et du conte, l'auteur nous entraîne dans une histoire complètement loufoque où il est question de viandes, de chairs roses et rebondies. L'épilogue est en soi une légende étiologique presque autonome et sympathique. Par contre, la fin du récit est un peu obscure, trop décalée. Je suis passée à côté.
Le plaisir de la lecture et de la plume de l'auteur persiste cependant. Un petit moment savoureux.
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